Date de création :
2005-05-15
Description :
Notre but est avant tout scientifique : il faut prévenir les habitants de toutes les contrées que nous ne sommes pas des grille-pain. En effet, certains esprits mal informés s’amusent à nous transformer en torches humaines en GvG ou en PvP. Je suppose bien sûr qu’ils pensent nous aider en nous faisant griller, pourtant, nous vous l’assurons, NOUS NE SOMMES PAS DES GRILLE-PAIN.
Devise :
Nous ne sommes pas des Grille-Pain !
Historique :Par un sombre matin pluvieux, déprimé, lugubre, Jay hésitait entre adhérer au FLOP (Front de Libération de l’Occitan Picard) et lire un passage de Sur les Rêves de Sigmund Freud, lorsqu’il décida de sortir hors de sa tanière. Se déplaçant d’un pas incertain vers le centre-ville, il aperçu une devanture rose aux néons violets et aguichants. Intrigué malgré lui, il pénétra dans le lieu et fut de suite charmé par la fille immobile toute vêtue de cuir noir brillant et à la poitrine dénudée qui le regardait fixement. Un peu perdu, il s’approcha d’elle, la lèvre tremblante, une rondeur anormale à la taille trahissait son trouble lorsqu'il lui adressa la parole : « B’jour, …euh … vous habitez chez vos parents ? »
La donzelle ne bronchait toujours pas, son regard le transperçait, lisait aux tréfonds de son âme et semblait exprimer une sauvagerie qui le laissait tout chose. Lentement, sensuellement, Jay s’approcha encore plus de la demoiselle, proche à la toucher, le regard lubrique.
« Vous allez laisser mon affiche tranquille oui ? » tonna une voix derrière lui.
Se retournant d’un mouvement brusque et surpris, Jay découvrit un petit homme trapu au regard fourbe qui le dévisageait. « Si vous voulez ce jeu, il est sur l’étagère du haut, cette fille est la nécromancienne de Guild Wars, tu veux l’avoir, tu l’achètes. »
D’un coup de poignet subitement devenu sans force, Jay, rougissant, attrapa son portefeuille, sorti sa carte bleue et s’empressa de payer la boîte où il pourrait retrouver sa tant-aimée. Une magnifique histoire d’amour allait naître, Tristan et Iseult, Roméo et Juliette et tous les autres pouvaient déjà aller se rhabiller, l’amour avait sonné à sa porte. Se ruant chez lui, il arracha le blister de la boîte, enfourna le CD dans le lecteur de son ordinateur. Fébrile, il lança l’installation et suant à grosse goutte, il arriva dans le menu de choix de son perso où il vit… un gros gars musculeux en caleçon fourré. Etonnement, sa frénésie se dissipa, laissant la place à un constat dur, lisse, sans concession : ce jeu était un jeu gay, au mieux la fille aimait les filles, au pire, il s’agissait d’une fille de joie. Ô désespoir, ô terrible désillusion…
Déçu, les jambes flageolantes, il cliqua sans trop y croire sur « suivant », et là … ce fut magique. Le jeu était passionnant, Jay croisait du monde, dialoguait, nouait des relations, vivait des aventures. Il avait trouvé sa voie, il avait acheté une vie… De suite, il voulu que chacun le sache, et il spamma tous ses contacts MSN de messages tels que : « Guild Wars, c’est trop d’la balle de bombe, je kiffe à mort, c’est top cool, venez, on va tous y mettre le dawa ».
Réponse polie de tous ces cadres supérieurs d’amis : « Euh … ah ouais…, c’est cool. Tu m’excuses, j’ai du boulot, le CAC40 vient de bouger et ça a une influence sur mes actions à la bourse de Singapour, il faut que je vérifie mon cash-flow ». Découragé, il tenta un dernier cri d’enthousiasme envers un contact qu’il avait rencontré naguère, du temps de Direct Connect (un certain Zeross, un mec un peu neuneu mais qui uploadait super vite) et là, la surprise qui allait redonner des couleurs à sa vie monotone : « je te comprends, moi aussi j’y joue, j’adore ». Au cours du dialogue, la complicité se renoua, les avatars s’échangèrent, et les compères se rejoignirent à Ascalon la Jeune où ils décidèrent de fonder une guilde dans laquelle ils seraient des Dieux Vivants.
Un nouveau problème se posa, personne ne les vénérait, ils n’étaient que 2 ! Heureusement, Zeross, qui allait devenir Math au fil du temps, connaissait un autre joueur, que nous primes rapidement comme larbin. Las, l’individu en question était belge, se surnommait Glo, et refusait toute autorité et de nous montrer un quelconque respect. Toutefois, il faisait montre d'une puissance de feu inégalée à l'époque (en tout cas par nos 2 camarades rodeurs). Il fallait recruter pour assoir notre autorité et développer la guilde!
Après divers erreurs inhérentes à la position de guilde recruteuse, Math, Glo et Jay décidèrent de ne plus recruter, mais de laisser faire les choses, de laisser primer la qualité à la quantité. Au hasard des quêtes, des rencontres et des amours de chacun, la guilde s'agrandit peu à peu (dans le désordre Audrey, Samy, Tony...) jusqu'à dénombrer une dizaine de membres fidèles, laissant de côtés certains individus (profiteurs ou ayant des désirs que nous ne pouvions pas combler).
Un jour, alors que le moine préféré des croque-morts (Seamus) se baladait au Promontoire, il vit sur le channel une pauvre G/M prénommée Meg Adeth clamer son désir d'emmener du monde du Promontoire à Droknar. Hérésie se dit-il! Sa rodeuse level 20 avait plusieurs fois essayé de franchir ce goulet, cette passe, et à chaque fois avait subi les foudres de la mort. Et voilà que cette fluette guerrière se proposait d'emmener seule un groupe de low-level. Je décidais d'y inviter mon moine, me préparant à m'esbaudir, à m'esclaffer devant la déconfiture de la malvenue. Quelle ne fut pas ma surprise de voir la guerrière courrir, virevolter, tourbillonner jusqu'à rendre fous ces pauvres monstres pour lesquels je ressentais presque de la pitié. Au bout d'un temps incroyablement court, la gente Demoiselle nous mena directement aux portes des forges de Droknar, gagnant ainsi un respect hautement mérité. De fil en aiguille, l'admiration se transforma en copinage puis en amitié entre la noble amazone et le fier homme d'église. Mais un drame couvait...
Cette charmante héroïne des temps modernes appartenait à une guilde dont les membres lui étaient chers, mais ô combien absents. N'écoutant que son coeur tendre, et faisant preuve de la compassion que chacun lui connait, Seamus décida d'inviter Meg Adeth, ainsi que tous ses collègues dans sa propre guilde. Après une longue réflexion, ils décidèrent d'accepter la digne proposition, et ils vinrent renforcer nos rangs. La guilde FpN avait pour la 1e fois passé le cap des 20 membres.
C’est probablement ainsi que vous, lecteur qui me lisez (un lecteur qui lit, incroyable!!), vous êtes arrivés dans la guilde, que nous nous sommes rencontrés, que nous nous sommes appréciés et qu’aujourd’hui, des amitiés sont nées.